Jour 3, 4 et 5 : Bruges

Jour 3 : De Pollinkhove à Bruges

L'objectif du jour : Bruges ! La journée est à la hauteur de l'objectif : très dur. J'aurais fait au total plus de 80 km en cette journée.

Au départ de Pollinkhove

Au début, tout allait bien. Je me suis posé du côté de Lampernisse pour manger un Croque Madame (la seule chose que j'arrive à déchiffrer dans le menu) en terrasse.

Je n'ai rien à manger de rapide et consistant et un peu de protéines me fera du bien. Tiens, j'avais oublié qu'en Belgique il font payer l'eau. De toute façon, ce n'est pas le moment de boire de l'alcool, même si les enseignes de fameuses bières belges me font de l'oeil.

Je repars et passé Ooostkerke c'est le drame ! Je me perd le long du canal faute de pont et de meilleur indication. Je n'arrive pas à trouver Keiem.

Pire je n'ai presque plus d'eau. Sur la route, j'aide une vieille dame et sa petite fille à gonfler un pneu. Leur pompe est HS, la miène est neuve. J'aurais dû leur demander de l'eau…

J'arrive enfin à Keiem en espérant y trouver un cimetière. Les cloches de l'église m'accueillent. En fait non, c'est un mariage et il sont dans le cimetière (mais pourquoi ?!) et moi je n'ai pas le temps.

Alors je roule. À Koekelare il y a bien une église mais point de cimetière. Pareil à Ichtegem et Aartrijke. Mais où enterrent-ils leur morts ?

En désespoir de cause, je m'arrête un moment dans le joli parc qui entoure l'église et mange un petit peu en profitant de mes dernières gouttes d'eau.

C'est à 7 km de là, à Jabbeke que je trouverai mon salut : un cimetière bien de chez nous… Je veux dire, bien de chez eux, mis à part les jeunes qui trainent tranquilement à l'ombre (non ce n'étaient pas des goths !).

Il me reste 10 km jusqu'à Bruges. Mais mon pire ennemi est toujours là, celui qui me suit depuis le début de la journée: le vent ! Ce salopard m'empêche d'aller à plus de 14 km/h et me vide de mon énergie.

C'est donc épuisé que je rentre dans Bruges avec un cortège de cyclistes en tout genre. Je n'ai pas vu le panneau mais je reconnais bien la porte Smedenpoort, typique des cités médiévales. Le camping est à l'autre bout de la ville.

Allez ! Encore quelques km ! Je traverse une bonne partie des parcs qui sont magnifiques. Et quand j'arrive enfin au camping il affiche complet. Damned ! Mais je sais qu'on peut toujours insister surtout quand on a qu'un vélo pour véhicule.

J'arrive à obtenir une vrai place lorsqu'une française se propose de me montrer où c'est. Elle s'appelle Amandine, elle et son ami, Anh-djuy, campent juste à côté. On sympathise, on passe la soirée à discuter et à partager nos restes de nourritures.

Jour 4 : Bruges

En me levant je dit au revoir à Amandine et Anh-djui qui partent pour Bruxelles. Aujourd'hui c'est repos ! J'ai prévu daller dans le centre de Bruges pour voir à quoi elle ressemble.

Bruges

Cette ville est magnifique, composée d'inombrables rue pavées, de ponts et de canaux, d'églises et de parcs. Elle fait la part belle aussi bien aux cyclistes qu'aux touristes. Bruges mérite sans doute bien plus que Paris le titre de ville romantique.

Un chateau sur le lac

C'est dans le sud-est de la ville que je décide d'attacher mon vélo et de continuer à pied. Dans une rue pleine de passants, un écriteau me fait de l'oeil : « Lapin à la bière ». Je m'installe donc en terrasse avec une Leffe en guise de rafraississement (dommage que le restaurant ne propose rien de mieux).

Une Leffe à Bruges

Une fois repus, je continue ma visite dans les petites ruelles et y croise même un coq. Le jour s'écoule rapidement jusqu'au moment où je rentre au camping pour y découvrir de nouveaux arrivants.

Un coq et sa famille à Bruges

Jour 5 : Mission téléphone

Deuxième jour de repos à Bruges. Aujourd'hui, ce sera mission téléphone ! Je dois en effet absolument contacter mes parents pour les rassurer. Mais aussi pour savoir comment récupérer des affaires oubliés lors du départ et qu'ils m'ont envoyé à Bruges.

Depuis que je suis en belgique, je vois bien des téléphones publics mais impossible d'utiliser une carte de crédit ou de savoir où se procurer une carte téléphonique.

En allant faire les courses le matin, j'en profite pour passer à la boutique de téléphone. Ils ne vendent pas de cartes mais m'indiquent gentiment une boutique Belgacom qui doit en vendre : direction Bruges.

Je trouve la boutique, ils ne vendent pas de carte mais m'indiquent à leur tour une autre boutique Belgacom, plus grande celle-ci. Là-bas j'achète une carte prépayée de 10€ en pensant que ça fera l'affaire.

Je trouve un téléphone non loin de là, compose le numéro à l'internationnal et vois le tarif s'afficher : 1,67€ la minute, soit un peu plus de 5 minutes.

Je rassure mes parents mais bien évidemment la conversation tourne court rapidement. Finalement mes parent n'ont pas pu envoyer les affaires à la poste de Bruges, rien de m'attend là-bas. Suite à cet appel très court j'ai un peu le bourdon, j'aurais voulu discuter plus longuement avec mes parents.

Pour oublier tout ça, je décide d'aller dans un petit restaurant prisé par les locaux et indiqué par la carte use-it donné au camping : L'estaminet. C'est un petit établissement qui ne paye pas de mine, à côté d'un parc et sur une place très peu animé. Ça tranchera avec les rues touristiques de la veille. Je commande une bière locale, la Brugze Zot et un burger.

Brugze Zot Un burger à Bruges Un parc près de l'Estaminet à Bruges

Une fois mon repas engloutis, je profite du parc pour y lire un bouquin. Après quelques heures, je rentre au camping pour publier quelques billets de blog et discuter avec mes collègues sur Internet.

Je ferai une dernière tentative pour appeler mes parents via Internet, en vain. Lorsque je rentre dans ma tente il commence à pleuvoir. Parfait timing : j'ai eu jusqu'ici 5 jours de soleil sans nuages, cette pluie sera peut-être la garantie d'en avoir quelques autres.

Trajet (85,10 km)