Jour 13 : De Het Grote Bos à Arnhem

Aujourd'hui le trajet devrait être court. Une trentaine de kilomètres à parcourir jusqu'à la prochaine étape, Rhenen. Enfin c'est ce que je croyais…

Déjà, aucune trace de la LF1 que je pensais retrouver après Amsterdam. Je poursuis donc le trajet via les pannaux destinés aux vélos. Contrairement aux routes touristiques, les pistes cyclables « normales » se s'encombrent pas avec les beaux paysages. Si vous avez besoin de rejoindre une ville elle vous donne l'itinéraire le plus direct, même si pour cela vous devez passer par des zones industrielles.

Je roule donc jusqu'à Rhenen où j'ai espoir de trouver un camping. De plus on m'a conseillé d'aller voir leur parc animalier qui est censé être particulièrement grand.

Aux abord de la ville, le relief se fait pentu, assez inhabituel pour les Pays-Bas qui sont assez plats dans l'ensemble. La ville n'est pas très grande et aucune trace de camping. Je passerai rapidement devant ledit parc animalier sans conviction.

Si j'avais trouvé un camping dans la ville, je serais surement passé y faire un tour. Néanmoins pour moi la priorité est de trouver où dormir. Je continue donc la route.

Pendant de longs kilomètres je ne verrai pas la moindre trace de camping. Jusqu'au moment fatidique où un panneau pointe le bout de son nez. Il indique un camping mais il va falloir que je m'écarte de la route principale. Je prend le risque de suivre l'indication, le plus tôt j'aurai déployé ma tente, le mieux ça sera.

La route commence à se faire difficile et grimpe constamment. Les paneaux se faisant discrets, je ne suis pas certain d'avoir pris la bonne route. Il fait chaud et je suis fatigué. Une dernière côte s'offre à moi dans la forêt. Je l'affronte en jurant, me croyant perdu au milieu de nulle part. En haut, une grande carte indique les environs (soulagement).

Je ne suis plus très loin du camping qui est au nord d'Arnhem, les derniers kilomètre se feront en descente avec une légère brise. Une fois arrivé, je réserve ma place pour une nuit et déploie ma tente.

Le camping laisse à disposition un ordinateur en libre service, connecté à Internet. Je l'utilise quelques minutes pour vérifier le meilleur moyen de rejoindre la LF1. Mais la LF1 est bien loin derrière moi. En fait cette route ne traverse qu'une partie des Pays-Bas et ne rejoint pas l'Allemagne. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'elle est appelée Noordzeeroute puisqu'elle va jusqu'au nord du pays, bien plus au nord qu'Amsterdam. La route le plus proche qui correspond à mon itinéraire est la LF4 et ça tombe bien, elle passe juste derrière le camping. Quelle chance!

Il est maintenant temps de réparer mon matelas ! En effet, depuis quelques jours j'ai noté que mon matelas se dégonflait. À vrai dire je n'ai jamais eu de chance avec les matelas pneumatiques. Il se trouve que quelque jours auparavant, j'ai découpé du gateau dans ma tente. Grossière et stupide erreur. Le couteau a laissé une infime entaille dans le matelas. Si bien qu'après une heure ou deux, le matelas est complètement dégonflé. Pour résoudre le problème, j'ai utilisé une des rustines destinée à réparer ma chambre à air en cas de pépin. Je n'étais pas certain que ça fonctionnerai, mais au final, le matelas a tenu bon.

Après cette réparation « parfaitement executée » (si si), il reste toujours un grand et beau soleil dans le ciel. J'en profite donc pour acheter une glace et avancer tranquillement dans la lecture de mes livres. Demain je m'enfoncerai dans la forêt pour suivre la LF4!

Trajet (62.07 km)